Milovan CIROVSKI
Milovan CIROVSKI
Natif de Kacarevo, du Chef lieu Pancevo en Voivodine/Serbie, il fréquente l’école primaire à Kacarevo et le lycée de la ville de Kovacica.
1968 : Un séjour chez sa soeur et son frère a Paris en plein Mai 68, occasion unique de couvrir les manifestations et vivre la vie de grand reporter ; la vraie photographie de presse à côté des reporters autrement qu’aperçus au téléobjectif. premiers contacts avec les photos reporters Français ; Impressionné a cette époque par la technique utilisée avec des appareils professionnels modernes par leur technicité avancée , avec en plus la constatation du résultat des publication des photos dans les journaux à grand tirage, que ce soit hebdomadaire ou mensuel. De là sans doute cette vocation pour ce métier de la photo.
C’est alors avec cette volonté de s’inscrire dans le courant de la photo, avec un petit faible pour le noir et blanc qu’Il a commencé à acheter régulièrement des magazines photos, des journaux avec les premières photos relatant les événements, des livres aussi, sans oublier les expositions où il découvrira pour la première fois robert Doisneau qui est devenu son idole et plus tard et un très bon ami.
Retour au pays natal en 1971 : Les premiers pas où il exporte l’idée d’un « club photo ciné » dans sa ville natale avec le professeur Voja Jaric et son assistante None Spasovski. Découverte de la fameuse chambre noire que connait tout photographe professionnel qui se doit de faire naître son travail e prise de vues. développement des négatifs et positifs, du support pellicule plastique au papier mat ou brillant selon le reflet que l’on veut donner à l’image. Beaucoup de temps passé à la lueur de la lampe de développement sous le faisceau du projecteur qui fixe à l’aide du révélateur l’image sur le papier ; une passion née entre le clic-clac si particulier du photographe et l’apparition de l’image entrain de sécher sur une corde dans le laboratoire. Voilà comment né un amour de la photo. Impatience alors en attendant les vacances scolaires chez sa sœur et son frère pendant l’été, et une principale occupation, visiter les galeries, lire les journaux et magasines de photos dans la célèbre rue des magasins de photo justement, la rue Beaumarchais tout près de Bastille, multiples rituels que ces passages alors qu’il est à Paris, et cela jusqu’en 1975 où, sur les conseil de son beau-frère, il décide d’étudier la photographie à Paris. Quoi de mieux que Paris, le centre mondial de la mode, de l’image donc.
Les années Paris 1975 – 1980 : en priorite L’école de la photographie « Louis Lumière » à Paris avec, au bout de deux années d’enseignement, un diplôme pour cette année1980 – section laboratoire.
Collaborateur, dans le domaine de la photo et de la presse par conséquent, au Centre Culturel de Yougoslavie à Paris sous la direction d’ Aleksandar PRLJA, comme photographe d’archives et photographe officiel du Centre Culturel, couvrant tous les événements du Centre ainsi que les visites officielles des délégations en visite à Paris.
C’est pendant cette période, grâces aux suggestion du Directeur du Centre Culturel que commenceront les publications des photos, prises à Paris, dans les journaux Yougoslaves avec des débuts comme reporter photographe pour la rédaction de l’agence « Danas », première revue bi-mensuelle destinée aux Yougoslaves en France, en collaboration avec Louis Dalmas comme Directeur de la Publication et Vuk Vuco comme rédacteur en chef.
La passions de photo reporter n’est pas oubliée avec un poste de « photo-reporter » justement dans le journal « Glas », journal destiné aux clubs Yougoslaves en France, sans oublier son rôle de correspondant permanent pour le magasine spécialisé « Photo Ciné Revue » en Yougoslavie.
Enfin tout reporter qui vit pleinement sa passion se doit d’être en même temps free lance pour être à l’affût de l’événement et saisir la meilleur image au moment où elle apparaît. Ce rôle convient aussi bien à la presse Française que Yougoslave. « Photo-Reporter » évidemment, on ne parle pas de « paparazzi »
Ses photos sont publiées dans la plupart de journaux yougoslaves comme « Delo » de Sloveni par « Nova Makedonija », jusquà « Dnevnik » de Voivodine, et le plus prestigieux : « Politika » de Belgrade.
L’image ou plutôt la photo se regarde, se contemple, s’étudie, ou se laisse voir simplement Pendant des expositions personnelles parmi lesquelles il faut citer l’exposition photo – « les yougoslaves en France » organisée dans le cadre de « la semaine étrangère » au centre Beaubourg.
Amour de la culture Française, de ses coutumes, des nouvelles régions découvertes, concrétisé par un mariage avec une Française et 1979 et une fille née en France.
1980-1984
A la demande d’un de ses amis il revient sur sa terre natale à Pancevo pour s’occuper du centre culturel « Olga Petrov » en tant que photographe,-colaborateur de journal « Pancevac » journale pour la mairie de Pancevo et colaborateur de l’agence de presse « TANJUG », y organisant des prises de vues, des expositions photos sur différents événements. La galerie contemporaine de Pancevo accueille alors aussi des concerts.
De plus, la photo se met au service de reportages dans des usines comme UTVA faisant paraître des clichés dans son journal d’entreprise, et « Tamis », journal du monde agricole.
Colaborateur de la première exposition de sculpture Yougoslave à Pancevo, participant à l’information sur cet événement avec un catalogue réalisé pour l’exposition ainsi que une des affiches, le tout en collaboration avec Milenko Prvacki.
1985 -1991
Un changement de carrière avec un départ pour Belgrade et un travail dans la rédaction fédérale de l’Agence de Presse Nationale « Tanjug » (l’AFP Yougoslave), ceci comme Grand Reporter.
Durant cette période ses photos ont été publiées dans le monde entier, qu’il s’agisse de magasines, hebdomadaires ou quotidiens, face tous les genres de photos.
1985 voit la consécration de ce travail de photographe avec des médailles et expositions dont notamment la meilleur photo de presse et la médaille d’or décernée par l’Agence « Tanjug ». Sans les citer toutes malgré les événements tragiques qui arrivaient avec la montée au pouvoir de Milosevic.
1986 sera l’année de la Libye avec un poste de photographe-instructeur à l’Agence « Dzana », Agence Nationale Lybienne, face le but d’améliorer et de moderniser le travail de cette agence Lybienne.
1986 – portfolio dans le journal spécialise « Photo magazine » a Paris
1990 : La confirmation de la montée au pouvoir de Milosevic , C’est alors, sur son initiative et avec l’accord de l’Agence « Tanjug », un départ des années 1991-93 pour Paris avec un projet de spécialisation de la photo à l’université Paris XIII.
1993-1994 : Évolution de la situation politique avec des événements confirmant ce que craignait les prévisions de la montée au pouvoir de Milosevic, Milovan Cirovski prend alors l’initiative de créer un quotidien en France pour les Yougoslaves en France avec le soutien du premier quotidien Yougoslave « Nase Novine » qui sera d’ailleurs imprimé en France ; il en sera son Directeur de publication.
Nouvelle aventure avec « Tanjug Press International » et un premier interview du patriarche Serbe son Excellence le Patriarche Pavle. Il y aura aussi la réalisation et la publication des documents historique concernant la signature des accords de Dayton, en deux éditions et un succès constaté.
Cette même année 1993 voit la création de l’Association « Balkan Media » avec une approche de l’information et des échanges entre les peuples des Balkans et la France sur un plan purement médiatique, en plus d’une activité de reportages photos pour plusieurs journaux qu’ils soient quotidiens, hebdomadaires ou mensuels, pour la Serbie en France. Toutefois, l’événement marquant reste tout de même la création de l’association « Balkan Media » en collaboration avec l’Association Serbe et son Président Rade Adamovic avec l’organisation d’un événement qui a duré une semaine : des invitations d’enfants des trois ethnies de Bosnie ayant perdu leurs parents pendant la guerre. Une visite est organisée pour rencontrer les amis Serbes et Français. Cet événement sera l’occasion de me voir remettre une plaquette spéciale de la main du Président de Republika Srpska Dragan Cavic.
1995 : Radio TSF comme Rédacteur en Chef et une émission dans le programme Français, en Serbe, avec les meilleurs journalistes spécialistes dans leurs domaines ainsi que des invités pour commenter la situation en Serbie comme Kosta Hristitch ; invitant une élite Française d’intellectuels ou alors d’anciens journalistes comme Jovan Doslov, ancien journaliste de Radio Belgrade.
1998 : a publier ces photos dans » Histoire de l’immigration en France au XX siécle »
2000-2009 seront les années d’une collaboration régulière à plusieurs journaux, spécialement pour l’Agence de presse « Beta » de Belgrade, tout en participant à de nombreuses expositions tant personnelles que collectives.
2000- obtient LICENCE d’information et communication a Université de Paris X
2002 Diplôme d’études supérieures spécialisées – Hypermédias – Université Paris VIII
Une année particulière sera 2005 marquée par l’incendie du Monastère Orthodoxe de Saint Hilandar poussant Milovan Cirovski, en collaboration avec cinquante cinq autres peintres Serbes et Yougoslaves en France, à organiser une exposition collective suivie d’enchères en présence de Mica Jaksic, secrétaire d’état du ministère de la diaspora à Belgrade. Trente mille euros ont ainsi été récoltés et remis au monastère pour participer à la reconstruction de celui-ci, et enfin permettre la réalisation d’une nouvelle plaquette pour présenter cette résurrection.
2006 : Sur la proposition de plusieurs organisation culturelles il reçoit la médaille d’or ainsi que l’insigne décerné par le Ministère de la Culture de Serbie ainsi que la reconnaissance des organisations culturelles et éducatives de ce pays pour son engagement dans la culture au service de la reconnaissance de son pays à travers le monde. On peut ajouter à cela une reconnaissance de l’histoire de par l’obtention d’une médaille du souvenir couvrant la période de la première guerre mondiale et célébrant l’amitié Franco-Serbe
2006-2010 : Un poste de responsable technique dans une société de tourisme à Paris – Asia Tour Europe » auprès de laquelle il interviendra en tant que Conseil pour la réalisation d’outils informatique et logistiques dans tout se qui concerne cette branche de la culture à Paris.
2013 dans les Vignes à Paris : des évènements particulièrement intéressant été en plusieurs reprise les Jumelages des quartiers Montmartre et Skadarlija. Les Amitiés dans la capitale vous conduise parfois dans le monde Bohème comme Montmartre et vous voilà tout à coup Ambassadeur de cette petite République pour laquelle vous étiez en train de faire un reportage en ce beau mois de septembre sur des vignes hautes perchées. Le journal « Danas » n’en revient toujours pas, un vignoble à Paris !
2004-2015 : En ce début de XXI°Siècle le voilà porte parole de la diaspora en président la section pour l’information de l’ensemble de la diaspora Serbe en France. Participation à de nombreux événements qui scèleront l’amitié Franco-Serbe au grè des médailles, récompenses, plaquettes et autres souvenirs décernés par la Diaspora de la République de Serbie.
2010-2018 : Témoin des événements de son époque ; cette compétence ne saurait oublier une présence au sein de l’Ambassade de Serbie en France comme Coordinateur des activités culturelles et ce, au Centre Culturel de Serbie à Paris. Il y fera une carrière comme Directeur Technique, organisant et participant à plus de cinq cents événements culturels, expositions, séances de cinéma, de théâtre, tout comme les salons littéraires. Il profite de son passage au Centre Culturel comme photographe justement pour y organiser les archives photos tout en concevant ces contenus pour un nouveau site internet, image à donner sur la toile d’un pays aussi riche en histoire qu’en coutumes et couleurs. Son passage sera marqué très concrêtement par la création d’une toute nouvelle bibliothèque qui viendra prendre place sur l’emplacement d’un ancien local d’archives, permettant de mettre en relief plus de dix mille ouvrages, le tout autour d’espaces de bureaux réorganisés permettant un travail plus en symbiose et un accueil des personnalités ou simplement gens de passage avec un accueil chaleureux où on vient rencontrer, discuter, lire, ou simplement se voir offrir un café. Ces occupations culturelles regardent aussi vers d’autres horizons avec des collaborations avec de grandes institutions Françaises afin de mettre en relief ces liens qu’il tient à souligner entre la France et la Serbie.
2018 – à Aujourd’hui : Il est toujours Président de l’association « Balkan Media » tout en lien avec les événements culturels entre les deux pays, appuyant parfois plus ses occupations sur son domaine de prédilection qu’est la photographie.